1 Association Prévention Routière
– mai 2007
Mon permis de conduire français me
permet-il de conduire en Grande-Bretagne ? Le gilet de
sécurité est-il obligatoire en
Espagne ? Faut-il allumer ses feux le jour en Italie ?… Autant de
questions qui peuvent se poser
lorsque l’on s’apprête à conduire à l’étranger. Quatorze
destinations,
parmi les plus prisées des Français, sont ainsi passées en revue :
l’Allemagne, l’Autriche, la
Belgique, la Croatie, l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, les
Pays-Bas, la Pologne, le Portugal,
la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suisse.
Pour chaque destination, une fiche
détaillée fait le point sur les règles et pratiques de
conduite en vigueur dans le pays :
limitations de vitwesse, alcoolémie, usage du téléphone
portable au volant, port de la
ceinture de sécurité, équipements obligatoires…Des
informations et conseils pratiques
complètent ces données réglementaires : quel numéro
d’urgence appeler en cas d’accident
? Suis-je couvert par mon assurance en cas de panne ?
Les autoroutes sont-elles gratuites
dans le pays ?…
2 Association
Prévention Routière – mai 2007
Le point sur les spécificités
comportementales
Les conducteurs n’ont pas
tous le même comportement dans l’ensemble de l’Europe, ce
qui peut être déroutant. Par
exemple, le klaxon en Italie est beaucoup plus usité qu’en
France et sert plus à signaler une
présence qu’un véritable danger. En Allemagne, tout refus
de priorité à un piéton qui s’apprête
à traverser régulièrement sera très mal perçu. Les
conducteurs belges se rabattent plus
systématiquement que les Français sur la voie la plus à
droite. En Grèce, les conducteurs
utilisent souvent la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute
comme une voie de circulation à
part entière.
Une règle d’or : observez
les autres usagers pour percevoir les différences de
comportements et vous adapter en
conséquence. Si votre comportement diffère
fondamentalement de celui des
habitants, vous risquez de les surprendre.
3 Association
Prévention Routière – mai 2007
VOYAGER À L’ÉTRANGER : QUELQUES
CONSEILS !
Les papiers : permis, assurance,
passeport de votre animal…
Passeport
ou carte d’identité ?
Dans les 27 pays de l'Union
européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre,
Danemark, Espagne, Estonie,
Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie,
Lituanie, Luxembourg, Malte,
Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie,
Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie,
Suède) en Suisse et en Croatie, une simple carte
nationale d'identité en cours de
validité suffit pour entrer puis sortir du territoire.
Quel permis ? et pour un cyclo ?
Le permis de conduire
français est reconnu dans tous les pays membres de l’Union
européenne, la Croatie et la
Suisse.
Le Conseil de l’Union européenne
a retenu le principe d’un modèle unique de permis de
conduire européen. Ce n’est pas
pour tout de suite puisque les Etats membres ont un quart
de siècle (soit au plus tard en
2032) pour remplacer les permis de conduire aujourd'hui en
circulation.
Mais les règles nationales d’équivalence
ne sont pas toujours uniformes, même au sein de
l’Union européenne. Ainsi, selon
la Commission européenne, les États membres ont la
possibilité d’accorder, dans le
ressort de leur territoire, le droit de conduire des motocyclettes
légères sous couvert d'un permis
de la catégorie B. Par exemple, en France, il est possible
de conduire une motocyclette
légère après deux années de permis B (sauf pour les permis
obtenu à partir du 1er janvier
2007). Seules la Belgique, l’Espagne, la France et l’Italie ont
introduit ce droit. En dehors de ces
pays, un Français ne pourra donc pas conduire une
motocyclette légère du seul fait
qu’il possède un permis B depuis plus de 2 ans.
A quelle condition un
Français peut-il conduire un cyclomoteur à l’étranger ?
Selon l’article 3 de la convention
internationale sur la circulation routière de Vienne du 8
novembre 1968, un Français en
vacances ou de passage à l’étranger est soumis à la
législation française concernant
la conduite d’un cyclomoteur, sous réserve qu’il satisfasse à
la condition d’âge minimum exigé
par le pays de destination.
Dès lors, un Français né après
le 31 décembre 1987 et ayant au moins 14 ans qui souhaite
conduire un cyclomoteur à l’étranger,
devra être titulaire du BSR ou d’un permis de conduire.
Un français né avant le 1er
janvier 1988 pourra conduire un cyclomoteur sans permis ni
formation.
Un jeune conducteur AAC
peut-il conduire à l’étranger ?
Selon l’article 10 de l’arrêté
du 14 décembre 1990, la conduite accompagnée n’est possible
que sur le réseau routier et
autoroutier français. Un jeune apprenti français ne pourra donc
pas conduire à l’étranger.
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Prévention Routière – mai 2007
La
carte verte internationale
La carte verte internationale
vous permet de bénéficier d’une couverture d’assurance dans
les 44 pays signataires au 1er
janvier 2005. Afin de supprimer les contrôles aux frontières,
une convention signée en 1991
prévoit que la plaque minéralogique équivaut à une
attestation d’assurance dans les
pays de l’Espace Economique Européen (les 27 pays de
l’Union européenne, l’Islande,
le Liechtenstein et la Norvège).
Même si elle n'est pas
demandée aux frontières, la carte verte internationale est toutefois
indispensable pour tout déplacement
à l'étranger. Elle permet de prouver que vous êtes
assuré pour les dommages causés
aux tiers lors d'un accident de la circulation. En
application de la directive
européenne du 14 mai 1990, l’assurance automobile obligatoire
joue dans tous les pays membres de l’EEE,
sans augmentation de la cotisation. C’est
également le cas pour la Suisse.
Pour les pays hors EEE,
vérifiez que les lettres internationales d’identification du pays de
destination ne sont pas rayées au
recto de votre carte verte. Les lettres d’identification de la
carte verte pour la Croatie sont
HR).
Si la carte verte n'est pas
valable, vous devez souscrire une assurance temporaire en
France ou une "assurance
frontière" à la frontière qui offre les garanties minimales
obligatoires du pays de destination.
Attention aux franchises et vérifiez bien l’étendue de la
garantie qui risque d’être
réduite à une peau de chagrin.
La
question de l’assistance
La garantie « assistance »
est une garantie facultative, souvent comprise dans
l’assurance, et de plus en plus
répandue. Elle est bien utile en cas de panne et d’accident.
Elle peut comprendre une assistance
aux passagers (rapatriement sanitaire, frais de retour,
prise en charge des frais médicaux,
etc.) et au véhicule (dépannage, remorquage, mise à
disposition d’un véhicule de
remplacement, etc.).
Si vous êtes titulaire d’un
contrat d’assistance, assurez-vous qu’il couvre votre pays de
destination et notez le numéro d’appel
de l’étranger avant de partir.
A défaut d’assistance et en
cas de panne, vous devrez vous débrouiller par vos propres
moyens.
Attention, en cas d’accident,
la plupart des contrats subordonne la garantie à l’information
préalable du prestataire. N’engagez
aucun frais avant d’avoir eu l’accord explicite de votre
assureur.
L’accès
aux soins
Si vous êtes ressortissant d'un
État membre de l'Union européenne et que vous tombez
malade ou êtes victime d'un
accident durant votre séjour dans un pays de l'Union, de même
qu'en Islande, au Liechtenstein, en
Norvège ou en Suisse, vous pouvez recevoir des soins
de santé gratuits ou à frais
réduits. En juin 2004, une carte européenne d’assurance maladie
a été instauré pour faciliter
l'accès aux soins de santé dans l'Union et accélérer le
remboursement des frais encourus.
Elle remplace le formulaire E111, qui reste valable
durant la période de transition.
Cette carte a été généralisée de manière progressive
jusqu’au 31 décembre 2005. Depuis
le 1er janvier 2006, elle est donc émise et reconnue
dans tous les Etats cités
ci-dessus. Demandez votre carte à votre agence de sécurité sociale
ou d'assurance maladie.
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Prévention Routière – mai 2007
Le
transport d’un chien ou d’un chat
Le passeport européen suffit
en principe pour le transport d’un chat ou d’un chien en
Allemagne, en Autriche, en Belgique,
en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne et au
Portugal.
Au Royaume-Uni et en Irlande,
pour éviter la quarantaine, le passeport européen est
également exigé. Dans ces deux
pays, le chien ou le chat doit de plus avoir passé les 6
derniers mois dans un pays de l’Union
européenne, faire l’objet d’une identification par
micro-puce, avoir subi une prise de
sang dans un centre agréé indiquant que le vaccin
antirabique a agi, et avoir subi un
traitement contre les tiques et les vers entre 24h et 48h
avant le départ.
Pour plus d’informations, vous
pouvez aller sur :
-pour le Royaume-Uni : http://www.defra.gov.uk/animalh/quarantine/index.htm
-pour l’Irlande : http://www.agriculture.gov.ie
Les chiens et les chats sont
admis en Suisse à partir de 5 mois. Ils doivent être titulaires
d’un certificat antirabique de
plus de 30 jours et de moins d’un an.
En Croatie, le chien ou le
chat doit être accompagné d’un carnet de vaccination à jour et
d’un certificat de bonne santé.
Ces formalités, dont le
passeport européen, peuvent être accomplies auprès de votre
vétérinaire (à l’exception de
la prise de sang exigée pour un séjour au Royaume-Uni et en
Irlande).
Préparer son départ
Révision
générale du véhicule
Si vous ne l’avez pas fait dans l’année
écoulée, faites vérifier votre véhicule chez le
garagiste selon les prescriptions du
carnet d’entretien. Demandez une vérification du
système de freinage (plaquettes,
disques, analyse du liquide), de la direction, des
amortisseurs (responsables de la
tenue de la route et du confort de conduite), un réglage du
moteur. Autre point essentiel :
faites contrôler l’état des pneus – usure et pression – sans
oublier la roue de secours. Un
réglage des feux et une vérification des essuie-glaces sont
aussi nécessaires. Nettoyez toutes
les surfaces vitrées, sans omettre les rétroviseurs et les
feux. Des surfaces sales peuvent
diminuer jusqu’à 30 % votre visibilité ou l’efficacité de
l’éclairage.
Quel
type de carburant trouve-t-on sur place ?
Tous les types de carburants sont
distribués dans ces pays. Pour l’essence plombée, des
additifs sont en vente.
Pour connaître les points de vente
GPL, vous pouvez aller sur http://stations.gpl.online.fr ,
rubrique autres sites.
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Prévention Routière – mai 2007
Le
chargement
Le chargement est une opération
délicate qui demande du temps. Il est préférable de
l’effectuer la veille plutôt que
le matin du départ. Efforcez-vous de répartir les bagages de
façon équitable, en plaçant les
plus lourds dans le coffre, le plus bas possible. Une règle
d’or : dans l’habitacle, ne
laissez aucun objet non arrimé. Et en aucun cas sur la plage
arrière ! Au moindre coup de frein,
l’objet le plus anodin peut se transformer en projectile et
risque de blesser un passager (une
bouteille d’eau pèse 60 kg lors d’un choc à 60 km/h).
Rouler
bien informé
Bien préparer son voyage et son
itinéraire, c’est mettre toutes les chances de son coté pour
voyager sereinement. Une fois le
trajet à peu près défini, repérez par avance les étapes
possibles. Pourquoi ne pas utiliser
votre trajet pour faire un peu de tourisme ? Préférez donc
les routes ayant un intérêt
touristique. En période de fort trafic (vacances, week-end…), les
grands axes sont très fréquentés.
Pour alléger la circulation, des itinéraires bis ont été mis
en place en France. Mieux vaut enfin
ne pas fixer d’horaire d’arrivée impératif. Allez-y à votre
rythme, c’est déjà les vacances…Indiquez
une fourchette horaire de votre arrivée : entre 13h
et 15h, plutôt que 14h précises.
Pour établir votre itinéraire,
planifier votre trajet, en connaître le prix, la durée, vous informer
sur les conditions de circulation,
plusieurs pistes s’offrent à vous :
www.mappy.com , www.viamichelin.fr,
www.bisonfute.equipement.gouv.fr ,
www.infotrafic.com
Si le temps est incertain,
renseignez-vous sur www.meteo.fr
Sur place : infraction, accident,
location de véhicule, carburant…
Quelles
sanctions encourues à l’étranger pour un Français infractionniste ?
En cas d’infraction
routière, l’amende est bien souvent exigible immédiatement. Il est donc
conseillé de disposer d’espèces
en quantité suffisante pour pouvoir payer, le cas échéant,
les amendes. Faute de paiement
immédiat, le véhicule peut être immobilisé.
Dans certains cas, le permis
peut faire l’objet d’une rétention et d’une suspension. En cas
de suspension, votre permis sera
alors expédié soit à la Préfecture ayant émis votre permis,
soit directement à votre domicile
par envoi recommandé.
La mise en fourrière pour
certaines infractions est quasi-systématique.
Quel
type de carburant trouve-t-on sur place ?
Tous les types de carburants sont
distribués dans ces pays. Pour l’essence plombée, des
additifs sont en vente.
Pour connaître les points de vente
GPL, vous pouvez aller sur http://stations.gpl.online.fr ,
rubrique « autres sites ».
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Prévention Routière – mai 2007
Que
faire en cas d’accident à l’étranger ?
Alerter les services de police
?
Si l’accident est à l’origine d’un
dommage corporel, alertez les services de police.
Si l’accident n’a provoqué qu’un
dommage matériel, il n’est pas nécessaire en principe
d’appeler la police (sauf en cas
de désaccord ou si l’autre protagoniste est ivre). En
Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas
et en République tchèque, l’appel de la police est
toutefois obligatoire en cas de
dommage matériel important. Dans ce cas, tout départ du lieu
de l’accident avant l’arrivée
de la police peut être considéré comme un délit de fuite.
Quel est le numéro d’urgence
à appeler en cas de problème ?
Dans la plupart des pays de l’Union
européenne, vous pouvez appeler le 112, d’un portable
ou d’un fixe.
Remplir un constat ?
Dans la mesure du possible,
remplissez un constat amiable avec l’autre conducteur. Ne
signez le document que si vous
comprenez tout ce qui est écrit. Même si le formulaire
européen de constat de l’autre
partie est rédigé dans une langue étrangère, sachez que les
rubriques numérotées correspondent
à celles de votre propre formulaire.
Au Royaume-Uni, les usagers ne
remplissent habituellement pas un constat, mais font une
simple déclaration à leur
compagnie.
A défaut de constat, recueillez le
maximum de renseignements :
- identité et adresse du conducteur
- immatriculation du véhicule
- société d’assurance concernée
et numéro de contrat
- coordonnées des éventuels
témoins…
Quand et à quelle assurance
déclarer son accident ?
Téléphonez à votre société d’assistance
pour les mesures d’urgence.
Déclarez l’accident à votre
assureur le plus tôt possible et, dans tous les cas, dans les cinq
jours ouvrés.
Si votre responsabilité est
susceptible d’être engagée, vous pouvez faire une déclaration au
Bureau national d’assurance du
pays du lieu de l’accident dont l’adresse figure au dos de la
carte verte. Ce bureau indemnise, le
cas échéant, les victimes puis se fera rembourser par
votre assureur ou le Bureau central
français.
Quelle indemnisation ?
L’évaluation des indemnités
varie selon les pays mais dépend partout du préjudice que vous
pourrez justifier. Conservez donc
tous les justificatifs des dépenses engagées : factures de
réparation, certificats médicaux,
feuilles de soin…
Quelle est la législation
applicable ?
En règle générale, c’est la loi
du pays du lieu de l’accident qui s’applique pour déterminer les
responsabilités et les dommages
subis. Il existe cependant des exceptions à cette règle.
Ainsi, la loi française est
applicable même à l’étranger :
- lorsque la victime est française
et se trouve dans un véhicule immatriculé en France, seul
impliqué dans l’accident
- lorsqu’un automobiliste
français renverse un piéton français
- lorsqu’une collision se produit
entre plusieurs véhicules immatriculés en France
8 Association
Prévention Routière – mai 2007
Que
faire avant de partir au volant d’un véhicule loué à l’étranger ?
Si vous voyagez avec de jeunes
enfants, assurez-vous par avance que la compagnie de
location de véhicules dispose de
sièges auto ad